Madame, Monsieur, parents d’élèves, enseignants,
L’Éducation est notre avenir !
Depuis quelques mois, le Ministre de l’Éducation Nationale, Xavier Darcos, tente de mettre en placeune réforme qui aboutirait au démantèlement de l’école publique.
Il est urgent de réagir. C’est l’avenir de nos enfants et les valeurs essentielles de la société républicaine qui sont mises à mal.
Cette réforme n’a qu’un seul véritable but : réduire les dépenses de l’Etat, sur le dos de nos enfants.
Faite au détriment de l’avenir, elle ne permettra ni la lutte contre l’échec scolaire ni la garantie de l’épanouissement individuel des élèves. Elle nuira à tous, même à ceux qui penseront pouvoir aider leurs enfants en faisant appel au système des cours particuliers.
Créatrice d’inégalités sociales pires qu’aujourd’hui, irrespectueuse de la personnalité de l’enfant, violemment réductrice des enseignements de matières jugées ”inutiles” (celles qui offrent de la culture et développent l’esprit critique), éclatant les structures de classes, surchargeant de travail les enseignants, réduisant le nombre d’heure de cours, abandonnant le bac comme épreuve nationale… cette réforme, une fois adoptée, va produire autant d’effets destructeurs sur notre école publique et nos enfants.
Nous pouvons le changer. Il faut que nous nous mobilisions et soutenions la protestation des personnels de l’éducation. L’avenir scolaire de nos enfants est en jeu.
Il est impératif d’exiger de véritables moyens et une véritable ambition pour l’école : faire accéder le plus grand nombre d’élèves possible au savoir, aider chacun à trouver sa place dans la société.
Dans le primaire
• réduction du nombre d’enfants accueillis en maternelle
• réduction du nombre d’heures de cours (et pourtant, le Ministre prétend vouloir lutter contre l’échec scolaire !)
• abandon des ”RASED” qui aidaient les élèves les plus en difficulté
• retour du ”par coeur” systématique et de la répétition sans réflexion des règles apprises.
Dans le secondaire
• réduction du nombre d’heures de cours
• suppression de milliers de postes d’enseignants, alors que les classes sont de plus en plus chargées et les professeurs de plus en plus débordés
• augmentation massive des heures supplémentaires pour les enseignants (ce qui nuit énormément à la qualité de l’enseignement)
• ”modularisation” et semestrialisation de l’enseignement : réduction du socle commun de connaissances, déstructuration de l’organisation pédagogique et du groupe classe, augmentation des inégalités.
• effondrement des sciences économiques et sociales, de l’histoire géographie, des sciences expérimentales.
• disparition inévitable du bac, accroissant les inégalités et les injustices entre élèves et entre établissements.
• disparition du BEP, augmentation inexorable des enfants sortant du système sans qualification.
L’éducation est notre avenir, crions le ensemble le 10 décembre !