Communiqué de presse - FCPE National
" Violence : la démagogie est l’arme des impuissants
Le problème de la violence à l’Ecole est difficile : nul ne peut prétendre en posséder les clés.
Faire croire qu’on le résoudra en remplaçant une circulaire par une autre, qui ne dira pas mieux, relève de la mystification démagogique.
Les textes réglementaires existent, y compris en matière de protocole d’accord entre Ecole, Police et Justice.
En revanche, au plus près des difficultés, on attend toujours la généralisation des comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté, qui réunissent les représentants des institutions, des collectivités locales, des parents d’élèves et ont vocation à se saisir de ces questions au sein de chaque établissement.
La modification de la composition des conseils de discipline devait résoudre tous les maux : elle n’a fait que renforcer leur caractère arbitraire et répressif aux dépens de leur rôle éducatif.
Le ministre de l’Education nationale, en panne de solutions, réinvente la présence des policiers dans les établissements scolaires. Mais il s’est bien gardé de condamner la disparition de la police de proximité, qui seule peut établir et tisser des liens durables avec le quartier.
Nul n’ignore que l’éradication de la violence passe par la transformation d’une Ecole qui redonne aux jeunes espoir et confiance dans l’avenir. Mais le gouvernement renonce à l’ambition d’une éducation prioritaire qui doit briser les ghettos.
Face à la sur-médiatisation d’un fait tragique - qui souligne la solitude pédagogique dans laquelle sont confinés de nombreux enseignants- Eric Debarbieux, organisateur de la 3° conférence mondiale sur la violence scolaire, ne cesse de rappeler quelques idées simples, qui doivent être appliquées durablement :
Ouvrir l’établissement scolaire aux habitants du quartier, au tissu associatif, aux parents d’élèves. Mais le gouvernement étrangle financièrement les associations et ne laisse aux parents qu’un strapontin.
Faire de l’éducation à la citoyenneté, de l’apprentissage de la démocratie, de la prise de responsabilités, le dénominateur commun de toutes les activités scolaires. Mais Gilles de Robien, lui, préfère le coefficient « binette » de la note de vie scolaire qui relève d’une conception caporaliste de la vie scolaire.
La FCPE
Lutter contre la violence, c’est construire une Société et une Ecole où la place de chacun est reconnue.
Contact presse : FCPE National - Laurence Guillermou, tel 01 43 57 16 16"
