Vous n'avez sans doute pas oublié les déclarations passées du Ministre de l'Education nationale, Gilles de Robien, sur l'abandon des méthodes globales et semi-globales et les mesures qu'il a prises pour cette rentrée.
Aussi afin de rappeler toute la complexité que revêt l'apprentissage de la lecture, la FCPE (avec d'autres associations) a souhaité mettre à disposition des familles une brochure d'information sur la question.
Intitulée "Apprendre à lire, pas si simple !", elle rappelle que lire c'est chercher à comprendre et non seulement ânonner des syllabes :
" En français, si l’on veut écrire ba, il faut utiliser un b et un a. Mais ça ne marche pas à tous les coups pour la lecture. Ainsi, on lit ba dans balai, dans banane, dans là-bas, dans bâiller… mais on ne lit pas ba dans baignoire, dans bain, dans baudruche. Enfin, les syllabes ça n’aide pas à lire fille et ville ! Ça n’aide pas non plus à lire des expressions comme ils marchent, le vent, il tient... qui pourtant «se terminent pareil»".
Elle revient aussi sur la place des parents dans cet apprentissage :
" La qualité des relations familles-école, le fait que parents et enseignants avancent ensemble, tout cela sécurise l’enfant et lui donne confiance. Et puis aussi en s’intéressant à ses activités scolaires ; même si les parents ne lisent pas le français, le fait qu’ils suivent régulièrement ses progrès en lecture, qu’ils l’écoutent lire un court moment et qu’ils en parlent avec lui, constituent des « rituels » quotidiens qui constituent pour l’enfant un puissant ressort dans ses apprentissages".
Rappeler cela c'est redire la dimension sociale de l'apprentissage de la lecture. Le premier critère qui conditionne sa réussite n'est pas la méthode utilisée mais la place que tiennent le livre et la culture écrite dans la famille.