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26 mars 2007

CANTINE

                                                             Je préfère manger à la cantine
                                                            Avec les copains et les copines
                                            Et même si la viande est dure comme du caoutchouc
                                                   Au moins je suis sur de rigoler un bon coup

Ah la cantine ! La cantine, c’est pas bon, refrain bien connu. J’assiste depuis quelques années à la commission des menus au cours de laquelle nous discutons des menus proposés par le cuisinier. Y assistent également une diététicienne, Mr le Principal, la gestionnaire, un professeur, un représentant du personnel ATOSS, un délégué des élèves et un représentant d’API, fournisseur des denrées alimentaires.

Le souci principal est de respecter, avant tout, l’équilibre alimentaire. Entre l’entrée et le dessert, il faut veiller à la proportion des féculents, des graisses, etc…
Mais la commission tient compte également des goûts des élèves, le cuisinier sait bien ce que ces derniers apprécient plus ou moins, il voit ce qui reste dans les assiettes… Ou ce qui est délaissé parmi les deux ou trois entrées proposées.
Une constante : les adolescents n’adorent pas les légumes, je pense qu’en tant que parents, nous sommes presque tous confrontés à ce problème à la maison, mais le collège a pour obligation d’en proposer à tous les repas et ils figurent souvent au plat principal ou à défaut, dans l’entrée. Le cuisinier s’efforce donc de les présenter autant que ce peut sous forme de gratin, davantage apprécié par les élèves.
En admettant que la qualité des repas puisse être inégale, selon les jours, le cuisinier s’étonne tout de même que lorsqu’ il propose des plats gastronomiques, un peu plus complexes et mitonnés avec soin, les enfants les apprécient encore moins (alors que les adultes s’étaient régalés, la direction et les professeurs mangent souvent à la cantine).
Une autre constante est que les élèves préfèrent de loin les poissons panés, les saucisses, les pizzas… Bref, tout ce que la diététicienne traque dans les menus, alors on aimerait bien leur faire plaisir plus souvent mais… c’est interdit !
Peut-être s’agirait-il de faire un peu d’éducation au goût et à l’hygiène alimentaire, le mot n’est pas appétissant mais avouons que nos ados préfèrent les plats peu équilibrés.
Nous avons demandé à plusieurs reprises, les années passées, s’il était possible d’améliorer la qualité des ingrédients étant donné que le budget restauration est excédentaire, ou bien d’abaisser le prix du repas, ou pourquoi pas, d’acheter un four à micro-ondes afin que les élèves puissent réchauffer leur plat.
Il nous a été répondu que la qualité des ingrédients n’était pas en cause. Concernant le prix du repas, la gestionnaire nous a fait remarquer que cet excédent a permis de ne pas augmenter la contribution demandée aux familles (montant stable depuis quatre ans). L’on pourrait certes baisser le prix du repas mais avec plus de 400 demi-pensionnaires, il s’agirait en fait de quelques centimes. Et on nous assure que le four à micro-ondes ne ferait pas long feu…
Cette  marge permet également de faire face au remplacement de petit matériel (vaisselle par exemple) et nous continuons à réfléchir sur la meilleure façon  d'utiliser cet excédent.
Monsieur le Principal nous rappelle régulièrement que la restauration scolaire est un service rendu à la famille, y manger n’est pas une obligation. Lorsque je relaie sa réflexion, certains parents m’objectent quelquefois que « quand même nous payons », je me permets de leur faire remarquer que l’on ne peut point trop exiger quand on a une entrée, un plat de résistance, un fromage et un dessert pour moins de trois euros (repas et coût de la main-d’œuvre compris).
L’an prochain, le service restauration passera sous la tutelle du conseil général, si réclamations, vous saurez à qui vous adresser désormais.

Jeanine Guebhardt