
Courrier à Madame le Maire concernant le mercredi 23 avril travaillé, pour demander l'ouverture des restaurants scolaires et l'accès aux centres de loisirs l'après-midi.
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La moitié des élèves de CM1 et CM2 se plaignent de maux de ventre parce qu’ils ne veulent pas aller aux toilettes de leur école, selon le rapport annuel de l’Observatoire national de la sécurité des établissements (ONS).
Une portion non négligeable d’élèves paraît présenter des pathologies en rapport avec la non-fréquentation des toilettes : constipation aiguë ou chronique (15,1%), infection urinaire (21,6%), ajoute le rapport, qui précise toutefois que le mode de recueil des données ne permet pas de vérifier statistiquement le lien causal.
Cependant ces chiffres sont à rapprocher des études réalisées par le professeur Michel Averous, uro-pédiatre au CHU de Montpellier, qui constate une recrudescence des consultations pour infection urinaire lors des périodes scolaires, d’années en années. Selon ce professeur, il s’agit bien d’un problème de santé important à ne pas négliger car il est source de mal-être de l’enfant et parfois d’échec scolaire.
L’enquête de l’ONS révèle que 43% des élèves utilisent les sanitaires "régulièrement tous les jours" mais que 48,5% des élèves ne les utilisent qu’occasionnellement quand ils ne peuvent pas faire autrement et 7,2% disent ne jamais les utiliser dont presque la moitié sont pourtant demi-pensionnaires. 69,2% de ces lieux ne font l’objet d’aucune surveillance spécifique, selon le rapport.
Pour l’ONS, si l’étude ne concerne que le primaire, il n’en reste pas moins que la problématique concerne l’ensemble des niveaux d’enseignements, de la maternelle à l’université, et elle ne doit plus être un sujet tabou.
Le constat n’est pas nouveau, de nombreuses études ont été réalisées depuis 1985 allant dans le même sens mais il semblerait que les problèmes constatés sont appelés à perdurer si un effort généralisé n’est pas engagé, avertit l’ONS dans son rapport 2007, dont l’AFP a eu connaissance lundi.
En tant que délégués des parents d’élèves, nous signalons régulièrement ces problèmes lors des conseils d’école et d’administration, les réactions sont souvent empreintes d’un certain fatalisme, d’une impuissance à changer les choses : manque de personnel (d’entretien, surveillants), non respect des lieux par les élèves…
Mais peut-on continuer à tolérer que des enfants passent des
journées entières sans se rendre aux toilettes ou dans des conditions telles
qu’elles mettent leur santé en jeu ?
Les
adultes n’accepteraient pas de telles conditions sur leur lieu de travail.
Dans ses préconisations, l’ONS, qui doit remettre son rapport au ministre de l’Education, estime judicieux qu’un état des lieux soit réalisé et transmis aux autorités, assorti de demandes d’amélioration si nécessaire. Il préconise de mettre en place un groupe de travail piloté par le ministère sur l’actualisation des références en matière d’équipements sanitaires, d’entretien et d’hygiène dans les écoles.
Il serait en effet grand temps que ce sujet soit enfin pris au sérieux !
LES FAITS
55 conseillers d'orientation psychologues (COP) recrutés en 2006 (contre 287 en 2002 !) : cela équivaut au remplacement d'1 départ à la retraite sur 6 ! Aucun poste de conseiller d'orientation-psychologue créé depuis 1989, et si le volume de recrutement de 2008 reste à 50 comme en 2007, c'est plus de 700 postes de COP qui auront disparu en 3 ans, soit 16 % du corps !!! Les répercussions se font déjà sentir dans le Bas-Rhin par une couverture en diminution des établissements scolaires et des permanences dans les Centres d'information et d'orientation (CIO) touchés.
Les déclarations, rapports et circulaires se multiplient, qui sont autant de menaces pour nos missions, notre formation, notre statut et l'existence même des CIO. Selon les recommandations contenues dans le Schéma national de l'orientation et de l'insertion professionnelle de mars 2007, "le métier des futurs conseillers d'orientation doit être centré sur la mission de faire connaître le monde économique, les entreprises, les formations et leurs possibilités d'insertion professionnelle". Le ministre de l'Education nationale Xavier DARCOS a déclaré lors de la 2ème séance du 15.11.07 à l'assemblée nationale : "Sans mettre en cause la qualité des conseillers d'orientation-psychologues, il me paraît important que tous les professeurs soient également des orienteurs".
Dans sa déclaration à l'AEF du 16.10.07, B. THOMAS, le nouveau délégué interministériel à l'orientation était lui aussi dans cette logique : "le système d'information sur les formations, les métiers et l'emploi a été laissé à des spécialistes, des conseillers d'orientation-psychologues, au détriment des "acteurs principaux" de l'Education Nationale, c'est-à-dire les enseignants (...). Mon objectif est d'aider à rapprocher l'aide à l'insertion professionnelle de l'acte d'enseigner".
Dans les faits, deux circulaires ministérielles figurent au B.O., qui formalisent déjà l'entretien d'orientation conduit par le professeur principal, proposé à tous les élèves de troisième et de première.
NOUS SOMMES INQUIETS, VOUS AUSSI SANS DOUTE
En tant que conseillers d'orientation-psychologues, nous n'admettons pas :
En réalité, le transfert des missions des COP aux enseignants vise à la marginalisation des COP dans un premier temps, et à leur disparition à terme ; quant aux enseignants, ils devront tant bien que mal effectuer le travail d'orientation. Cela est d'autant plus paradoxal et dommageable que les attentes des familles sont grandes en ce qui concerne le conseil en orientation, dans un contexte marqué par l'inquiétude sur l'insertion professionnelle de leurs enfants.
Le Service Public d'Orientation de l'Education Nationale risque de disparaître et dans le même temps, officines privées et coachs en orientation commencent à prospérer... Pour l'instant nous proposons gratuitement des services qu'un jour seules les familles aisées pourront offrir à leurs enfants dans le privé (entretien + tests = bilan d'orientation facturé à 500 € par exemple !).
ENSEMBLE
(large extrait du tract des COP)
VOS DELEGUES FCPE S'EFFORCERONT, TOUT AU LONG DE L'ANNEE, D'ETRE A VOTRE ECOUTE, DE VOUS INFORMER ET DE VOUS REPRESENTER DANS TOUTES LES INSTANCES (CONSEIL D'ECOLE, D'ADMINISTRATION, LES DIFFERENTES COMMISSIONS).
N'HESITEZ PAS A NOUS FAIRE PART DE VOS OBSERVATIONS, IDEES, ETC...
POUR UNE ECOLE TRANSPARENTE
INFORMATION DES PARENTS SUR LA VIE DE L'ECOLE

POUR UNE ECOLE PLUS JUSTE ET PLUS EQUITABLE
RESPECT DE LA GRATUITE
INTEGRATION DES ENFANTS MALADES ET HANDICAPES
POUR UNE ECOLE EFFICACE
RESPECT DES RYTHMES D'APPRENTISSAGE
.
PARENTS AGISSEZ DANS L'ECOLE DE VOTRE ENFANT EN ELISANT VOS DELEGUES FCPE !
C’est parti, les élèves du primaire ont repris les cours la semaine dernière et les collégiens et lycéens feront leur rentrée le 4 septembre.
Afin de préparer au mieux cette nouvelle année scolaire, nous organisons les réunions et rencontres suivantes :
- LUNDI 10 septembre à 19 heures : assemblée générale au Palais des congrès
- VENDREDI 14 septembre à 18 heures : réunion d’information de rentrée pour tous les parents de collégiens au collège Maréchal Leclerc
- LUNDI 24 septembre à partir de 19h30 : conférence débat sur l’évaluation avec
Roger-François Gauthier, inspecteur général de l’éducation nationale, au Palais des congrès.
Voici une dizaine de jours, une affaire de racket avec violence a été révélée par les médias. Nous n’avons pas jugé utile de faire des commentaires ici, à brûle pourpoint, sur un sujet qui relève du fait divers de société et qui ne concerne pas les établissements scolaires. En effet, les agressions ont eu lieu dans un quartier de Puteaux, en dehors des heures de cours.
Cependant, bien des parents nous ont fait part de leurs inquiétudes et nous ont demandé notre sentiment, quelques uns des agresseurs étant scolarisés au collège Maréchal Leclerc. Nous tenons donc à rassurer les parents : il s’agit là d’un fait isolé, extérieur au collège. Il n’y a pas de problèmes de violence dans cet établissement – aucun conseil de discipline n’a été réuni cette année – et les jeunes incriminés ont été transférés dans d’autres établissements bien que le collège n’ait pas eu de griefs contre eux, en tant qu’élèves.
Aussitôt informée des faits, la FCPE Puteaux a demandé à ce qu’une cellule de soutien psychologique soit mise en place à l’école élémentaire Benoît Malon où étaient scolarisées les jeunes victimes.
Nous nous sommes rendus à la réunion organisée dans cette école le vendredi 22 juin, en présence de Mr RIVALLIN, l’inspecteur de l’éducation nationale de cette circonscription scolaire. Il en ressort une demande unanime des parents présents, adressée aux représentants de la mairie : une surveillance accrue dans le quartier, avec présence de policiers « à pied » qui permettrait de mieux prévenir les actes de violence. En effet, les rondes de policiers en voiture ne semblent guère efficaces.
Le médecin présent lors de cette réunion a souligné que la cellule psychologique fonctionne bien : les enfants demandeurs ont pu s’exprimer et nous savons que la parole est libératrice de l'angoisse.
Nous ne pouvons qu’inciter les parents à parler régulièrement avec leurs enfants pour qu’ils puissent exprimer leurs difficultés, quelles qu’elles soient. Et les discussions entre parents sont essentielles pour trouver ensemble des solutions face à ces situations. Etre à l’écoute de chacun est aussi une mission des enseignants et des fédérations de parents d’élèves.